jeudi 19 juillet 2007

Pour le bien du peuple, ou traitrise généralisée?

Alors que Sarkozy joue l'"ouverture", il nous révèle son vrai visage, l'homme est malin, il sait comment semer la discorde parmi ses adversaires, en effet, le PS souffre de cet état de fait .

Kouchner, Lang, entre autres noms, ont quitté le "galions" PS afin de travailler avec le nouveau gouvernement, soit en en faisant partie, soit en travaillant dans des commissions annexes, les grandes questions que l'on se pose dés lors sont :
  • Est ce que ces hommes politiques de gauche ont été dévorés par l'ambition, ou alors cherchent ils le bien du peuple?
  • Peut on dés lors se considérer comme idéologiquement de gauche et travailler dans la droite ligne liberalo-populiste de l'habitant de l'Elysée?

Traîtrise ou bien du peuple? Les points de vue divergent, certes on peut se dire que l'on ne peut rien changer sans avoir le pouvoir de le faire, et que donc il était nécessaire pour ces hommes pleins d'idées de rejoindre les sphères de décision ou de conseil ... On peut se dire qu'ils ne renient pas leurs idéaux et continuent de les garder en tête pour les guider dans la voie du soutien aux masses laborieuses.

Pourtant, tout cela me laisse en bouche un goût amer, ma première réaction a été de crier à la traîtrise, n'étant pas partisan du compromis ou de la "perte" idéologique, j'ai été déçu, très déçu... Mais pas étonné, les politiques menées sous les mandats de "gauche" ayant contenu quelques mesures de gauche (les "35 heures" en sont un bon exemple) sur fond de libéralisme ambiant et de "Bobo-isme".
Aucune solution alternative n'a été totalement proposée, et c'est là le grand mal qui gangrène la gauche de notre pays.
Et ce n'est pas la compromission qui va arranger quelque chose, le PS semble se désagréger, espérons que les "jeunes" tenteront de reprendre le devant de la scène et de proposer une réelle alternative au "tout pour le marché".

mercredi 11 juillet 2007

Vers un domicile numérique pour tous?

Durant sa vie l'individu est doté d'un certain nombre de documents administratifs, qui lui servent à s'identifier et à être reconnu en tant que tel, l'idée du "domicile numérique" est de doter l'individu d'une existence "on-line" et de lui permettre d'avoir une carte de visite web, et de communiquer avec les autres. L'Espace Public Numérique du Centre Social BelleVille et le Consortium Gotapp ont mis en place cet espace personnalisable : le " Domicile Numérique Sécurisé ".

Ce domicile numérique doit toucher tout le monde, et pas seulement l'internaute, il doit être utilisable par le non possesseur d'un ordinateur ou par le sans domicile fixe, ceci est rendu possible par la mise en place de points d'accès gratuit à internet, par le biais d'agents de la fonction publique, d'écrivains publics...
Il dépasse donc la notion de domicile réel puisque tout le monde en possède un.

Ceci existe à l'heure actuelle, la solution s'est présentée sous forme d'un annuaire, dans lequel chaque individu peut afficher les informations le concernant si il le désire, et peut envoyer et recevoir des "e-mail" ou encore envoyer des messages SMS.
Toutes ces communications étant conservée sur une base de donnée individuelle accessible par un l'individu concerné et lui seul.

Ainsi, il pourrait sembler interessant de placer ce "domicile numérique" dans les droits fondamentaux de l'homme, au même titre que d'autres moyens de "contact", de communication, ou tout simplement du droit à avoir un toît sur la tête.

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Les dangers du vote électronique

Alors que le vote "papier" est encore le mode de vote le plus répandu dans notre pays, on tente d'introduire une proportion de plus en plus grande de vote "machine", et l'on peut se demander quel pourrait être l'impact de ces machines à voter...

  1. Au niveau du contrôle: Le système traditionnel de vote permet un contrôle quasi total de l'élection, en effet, des membres des partis assistent au vote et sont assurés de la validité de la procédure. De même, au moment de dépouiller, tout citoyen peut y participer ou y assister, et c'est donc là la principale qualité de ce système, l'assurance de la validité de l'élection ... Le système "électronique" consiste à voter dans un isoloir face à un écran, en pressant des boutons ou l'écran lui même afin de selectionner le candidat que l'on souhaite, le vote est assorti d'un reçu qui indique quelle a été l'opération effectuée, cependant ces informations sont données à l'individu "citoyen" et ces reçus ne sont pas regroupés pour un recoupement de contrôle par les membres du bureau de vote. Ainsi, il est très difficile de constater les anomalies, les votants n'ayant pas forcément envie de se regrouper pour partager l'information concernant leur vote "secret".
  2. Rapport du bulletin électronique : Dans un rapport de la National Academy of Engineering intitulé " The Bridge, Voting Technologies " qui vient de paraître, Michael Ian Shamos revient sur les problèmes d'ingénierie des machines à voter électroniques utilisées lors des dernières élections aux Etats-Unis. Il critique les normes applicables à ces machines qui sont largement en deçà des critères appliqués aux systèmes informatiques classiques. Il rappelle que le MTBF (Mean Time Before Failure, ou temps moyen avant une panne) exigé est de 163 heures, contre 30.000 heures constatées pour un ordinateur personnel. Environ 10% des machines sont tombées en panne lors des 13 heures de fonctionnement le jour des élections, ce taux atteignant 20% pour certains modèles.A ces marges d'erreur s'ajoute la complexité de l'emploi de ces systèmes de vote. Une étude a montré que dans le cas où une notice de fonctionnement était fournie par avance, 10% des votes ne reflétaient pas l'intention des électeurs. Ce chiffre s'élève à 20% si aucune indication d'utilisation n'est fournie préalablement au vote. Il faut noter que certains scrutins combinés nécessitent l'affichage de plus de 20 écrans différents pour procéder à la validation finale du vote de l'électeur.
    Ces données sont inquiétantes quand on sait qu'une marge d'erreur de 10% correspond à l'inversion des résultats dans 25 des 45 précédentes élections présidentielles aux Etats-Unis. Michael Ian Shamos insiste pour que le gouvernement fédéral finance un grand projet de développement de machines de vote électronique au niveau national, afin de répondre aux exigences imposées par la criticité de tels systèmes.
On comprend donc aisément que le vote "électronique" n'est pas la panacée, mais peut être générateur de dangers divers, la fiabilité du vote n'est pas forcément assurée, les soucis se multiplient, et les coûts sont nombreux (coût de la machine, coût d'entretien pour une machine à faible durée de vie). Il convient donc de se méfier des propos "réjouis" des médias.